Produit — en développement
Cadence
Cadence, c’est le logiciel de bureau où tous les agents IA que j’utilise travaillent dans la même pièce et partagent un seul cerveau. Il retient chaque décision, fait tourner des modèles locaux en arrière-plan, répond quand je lui parle et bloque tout changement tant qu’il n’est pas prouvé. Il planifie, conçoit, code, débogue et présente. À ses débuts, il s’appelait Symphonee.
- Rôle
- Fondateur, design produit et développement
- Période
- 2026 — aujourd’hui
- Technologies
- Electron, TypeScript, React, Node.js, xterm.js, Ollama, whisper.cpp, Kokoro, GSAP
Six agents, aucune mémoire commune
Mes journées roulent sur des agents IA de programmation : Claude Code, Codex, Gemini, Copilot, Grok, Qwen. Chacun vivait dans son propre terminal, avec ses propres règles, et oubliait tout dès la fin de sa session. Le seul fil entre eux, c’était moi, à répéter le même contexte encore et encore.
Cadence, c’est la pièce qu’ils partagent maintenant. Des terminaux qui survivent à un redémarrage et reviennent avec leur nom, leur dépôt et leur dernière sortie. Un orchestrateur qui confie le travail à l’agent le mieux placé. Un seul gardien des permissions, et un seul registre de tout ce que l’application a fait, avec points de restauration et retour en arrière. Pas une appli de clavardage, pas une extension d’IDE : l’endroit où vivent les agents.

Une mémoire qui n’oublie aucune décision
Au centre, il y a le Mind : un graphe de connaissances qui relie le code, les notes et les décisions, avec des fiches de mémoire durables et des compétences que chaque agent applique. Chaque agent y puise en ouvrant une session et y écrit en la fermant. Ce qu’un agent apprend le lundi, tous les autres le savent le mardi.
Dans le film, Claude Code corrige un bogue de coupon, et la leçon (un coupon s’applique une seule fois, à partir du sous-total) devient une nouvelle mémoire dans le graphe. Le prochain agent qui touche au paiement part de là, pas de zéro.

Des modèles locaux, une voix et des yeux
Des modèles locaux tournent sur mon propre poste avec Ollama, toute la journée. Ils nomment le travail d’un terminal dès ma première phrase et résument en deux ou trois lignes ce qu’un agent vient de faire. Cadence choisit le plus gros modèle que la carte graphique peut faire rouler, pour que tout le reste demeure rapide.
Je dis « Hey Cadence » et il répond. Entendre, comprendre, parler : tout se passe sur la machine (whisper.cpp, Silero, Kokoro), donc rien de ce que je dis n’en sort. Je peux lui demander ce qu’il y a à l’écran, ou encercler n’importe quoi et poser ma question : c’est un modèle de vision local qui regarde.
Chaque agent a son petit robot animé au bord de l’écran. Il a l’air occupé quand il travaille, inquiet quand il a besoin de moi, et vient me taper sur l’épaule quand il a fini.

Rien ne part sans preuve
Les agents sont sûrs d’eux. Cadence, lui, veut des preuves. Il suit chaque tour grâce aux hooks de la CLI : quels fichiers ont changé, quelles vérifications ont roulé ensuite, si elles ont réussi. Un tour qui a modifié du code est renvoyé avec la commande à lancer tant que rien ne l’a prouvé, et un commit ou un push attend la même preuve.
Quand quelque chose casse, la vue Débogage passe en premier : des marques appuyées par des preuves sur les lignes qui comptent, puis le correctif. Pour une page, l’agent pilote un vrai navigateur dans Cadence, entre le coupon, change la quantité et lit la console avant de déclarer le travail terminé.

Du premier plan à la dernière diapo
Le travail commence sur un Workboard, une toile où les agents exposent pourquoi ça a cassé, le plan et les risques, dans une vraie page mise en forme plutôt qu’une liste. N’importe quel tableau se présente avec un pointeur laser et une minuterie, ou s’exporte en PDF.
Quand vient le temps de montrer le travail, le Studio enregistre l’écran, place les zooms là où j’ai cliqué, ajoute une narration avec la voix de Cadence et produit le film sur mon poste. Je demande un film de lancement, et un agent studio le monte à même le projet, avec ses vrais composants, en vérifiant chaque image avant de me le livrer.

Où en est le projet
- 6
- agents IA de programmation, un seul cerveau
- 14
- extensions qui couvrent tous mes outils
- 1 319
- commits depuis mars 2026
- 67
- versions publiées depuis le 16 septembre